Nous sommes partis en stage 15 jours, du 11 au 24 octobre.La plupart d'entre nous partaient en mer pour la première fois et découvraient le métier de marin pêcheur...Les conditions climatiques n'étaient pas idéales et le mal de mer en a fait souffrir plus d'un. Pourtant, ces petits aléas ne nous ont pas découragés et dans l'ensemble ce premier stage a été positif pour nous tous.
Voici le compte-rendu de quelques uns d'entre nous...
" Pour mon premier stage, j'ai embarqué sur le Neptune. C'est un fileyeur de Boulogne. Il mesure environ 13 mètres. Il y a trois hommes à bord: le patron à la barre et deux matelots sur le pont.
J'embarquais très tôt le matin; il fallait une bonne heure de route pour atteindre la zone de pêche. Arrivés sur zone, nous remontions les filets déposés la veille puis j'enlevais les poissons des mailles et je cassais les crabes avec un maillet et je triais les poissons selon l'espèce. Pendant ce temps, le patron cherchait un nouvel endroit pour filer. Au total, nous mettions 8 filets à l'eau. De retour à quai, on lavait le poisson puis déchargeait les caisses; un matelot lavait le bateau. Un jour, en sortant du port, notre bateau a eu un abordage et la coque a été percée. Le bateau a été mis à sec pour être réparé. J'ai donc travaillé à terre sur le bateau les derniers jours de mon stage.
J'ai beaucoup apprécié ce stage même s'il fallait se lever très tôt! J'ai découvert des espèces que je ne connaissais pas comme le rouget barbet."
" J'ai embarqué du 8 au 24 novembre sur le chalutier le Jean Paul II. C'est un Etaplois de 17 mètres. Il a 30ans mais est toujours en bon état. L'équipage est composé de 6 hommes: le patron, Mr Ramet, le second mécanicien, Mr Wacogne, un matelot confirmé et trois matelots.
Le lundi matin, nous embarquions pour trois jours. Nous prenions le SAS vers 6H15. Nous avions deux heures de route pour arriver sur les lieux de pêche. Après trois heures de trait, il était l'heure de virer; tout l'équipage se tenait à l'arrière pour remonter le chalut dans l'enrouleur. Ensuite, on triait le poisson selon l'espèce et la taille, on pesait des caisses de 25 kg. Pour que le poisson reste frais, on glaçait les caisses et on les stockait dans la cale. Généralement, nous faisions 7 à 8 traits par 24h. De retour au port, nous débarquions rapidement les caisses puis repartions aussitôt jusqu'au vendredi. Le week-end, c'était repos!
J'ai beaucoup aimé ce stage Je trouve la pêche au chalut très intéressante. Il faut être courageux pour ce métier et je le suis! Je n'ai pas eu le mal de mer. Je pense que c'est un métier d'avenir et après mon CAP, je pense passer un brevet de motoriste."
SIMON

" J’ai effectué un stage de douze jours sur le chalutier l’ Halten Bank. C'est un chalutier de pêche fraîche de 54 mètres qui appartient à l'armement Euronor. Il part 12 jours en mer. Il pêche le lieu noir en mer du Nord. L’équipage est composé de dix huit hommes : le patron, deux lieutenants, un second, un officier radio, un chef cuisinier, huit matelots et quatre mécaniciens.
Les coups de chalut sont de 3 à 5 par jour suivant la nature des fonds. A chaque virage, mon rôle était de m'occuper de la boîte à aiguilles pour la réparation des éventuelles avaries du chalut. Ensuite, j'allais en cale avec le chef calier pour réceptionner et glacer le poisson qui avait été travaillé dans l'usine.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance et la vie à bord. Le rythme de vie est complétement différent qu'à terre et c'est ce qui me plaît. En pleine mer, chaque journée n'est jamais la même et le paysage est toujours changeant.
JULIEN

"J’ai effectué mon premier stage sur un petit fileyeur de Boulogne de 12 mètres L’ père Félix. J'ai travaillé sur le pont avec quatre hommes . Jonathan, le patron, était à la passerelle.
Généralement, nous partions tôt le matin et rentrions en début d'après-midi. En cas de trop mauvais temps, le bateau restait à quai. Nous filions tous les filets le même jour et nous les virions le lendemain matin. Quand les filets remontaient sur le pont, j'enlevais le poisson des mailles et je les triais. Je cassais aussi les crabes et j'éviscérais certains poissons: les turbots, les morues. Sur le retour, je participais au nettoyage du bateau. Une fois au port, le travail n'était pas terminé; on débarquait les caisses de poissons et nous allions les livrer aux mareyeurs.
Ce stage m'a énormément plu. J'ai beaucoup appris sur le métier de marin. L'équipage m'a très bien accueilli et considéré comme un vrai matelot.C'est vrai que le métier de marin est physiquement dur mais j'aime ce métier. J'ai hâte de repartir en stage!"
THOMAS