lundi 31 janvier 2011

Des p'tits mousses au LPM

Aujourd'hui, nous avons accueilli  24 élèves d'une classe de CM1. Ils travaillent actuellement sur un projet mer. Nous avons joué les profs et c'est avec plaisir que nous leur avons présenté le lycée, appris à faire des noeuds et à ramender.

Les petits captivés par les récits de Mr Coppin.
Avant toute chose, savoir remplir une aiguille.
Les novices observent attentivement Steeven.
Place au ramendage avec les explications de Thomas....


... et de Damien.

Avec les démonstrations de Florent, le noeud de chaise n'a plus de secret pour nos petits apprentis!

De futurs marins, peut-être...

mercredi 26 janvier 2011

A bord du remorqueur l'Anglian Monarch

Ce matin, direction le port de commerce pour la visite de l'Anglian Monarch.


Mr Branger, le père de Florent, Mr Favre, notre professeur d'océanographie, Melle Pierru, notre enseignante de français et Aurélie notre assistance d'éducation nous accompagnent.

Le commandant, John Reynolds,  nous accueille chaleureusement à bord. Un petit briefing sur les marches de sécurité à bord nous est imposé avant la visite.

Le commandant anglais J. Reynolds

Damien, Mickaël, Thomas et Florent devant le poste de pilotage de remorquage

                                       
L'Anglian Monarch mesure 58 m de long et 14 m de large. Son tirant d'eau est de 7 m. Il est équipé de deux moteurs de 6000 chevaux. Sa vitesse maximale est de 17 noeuds ( 6 noeuds en opération de remorquage).

Le pont de l'A.Monarch






















La mission de l'A. Monarch est de porter assistance, dans le détroit du Pas-de-Calais, aux navires en difficulté à la suite d'une avarie ou d'une panne les empêchant de naviguer et risquant ainsi de bloquer le trafic ou de s'échouer. Comme l'explique le commandant Reynolds, "500 navires se croisent dans le détroit et si un navire tombe en panne, c'est un effet domino qui se produit, avec une sorte d'entassement des bateaux. Avec l'Anglian Monarch à proximité, le navire en panne peut-être rapidement remorqué".



Le câble de remorquage



















En cas d'alerte, l'équipage peut être prêt à appareiller en quinze minutes.Une semaine, le remorqueur reste quai de l'Europe à Boulogne, en alerte jour et nuit, et une semaine il accoste en Grande-Bretagne.










 Lorsque le navire n'est pas en mission, il participe à des exercices avec les sauveteurs en mer et les hélicoptères britanniques et français.

L'A.Monarch en exercice de sauvetage


 Finalement, cette visite nous a permis de constater que l'Anglian Monarch a un rôle très important en matière de sécurité et d'aide aux marins en difficulté. 
















lundi 6 décembre 2010

La visite du Klondyke

Avant les vacances de Noël, direction le bassin Loubet pour la visite du chalutier le Klondyke de l'armement Euronor. Mr Coppin et notre professeur de français, Melle Pierru, sont du voyage. Mr Coppin a navigué sur ce chalutier pendant deux ans en tant que second capitaine; il connaît ce bateau comme sa poche. Il nous a donc servi de guide.


Le Klondyk est un chalutier surgélateur, construit en 1988. Il mesure 50 mètres.  Le  moteur a une puissance de 3000 chevaux. Il pêche principalement le cabillaud en Mer Blanche et le lieu noir en Mer du Nord. C'est une véritable usine flottante qui peut partir jusqu'à 70 jours en mer et  transformer jusqu'à 1200 tonnes de poissons en filets (soit 400 tonnes de filets ).  

Le chalutier compte 5 niveaux: 
1er niveau: la passerelle et ses multiples PC...

 les commandes du treuil...













 et la cabine radio.


2è niveau: la cuisine, le coeur du bateau...


et le réfectoire des matelots.













3è niveau: le pont

4è niveau: l'usine de transformation du poisson


5è niveau: la salle des machines...


et son moteur.

















L'équipage compte 25 hommes:
  •  le capitaine
  •  le second capitaine
  •  l’officier radio
  •  le chef cuisinier
  • le chef mécanicien, le second mécanicien et deux badéristes, chargés de l'entretien des machines de l'usine
  • deux chefs d’usine
  • 14 matelots sur le pont
Le rythme de travail d'un matelot est soutenu; il travaille par bordées de 12/6 c'est à dire 12 heures de travail pour 6 heures de repos et cela 7 jours sur 7...
Les matelots vivent  en promiscuité,  ils sont quatre par cabine.

La spécialité du Klondyke est la production de filets surgelés de cabillaud et de lieu noir. Le poisson arrive dans la cale transformé en filets. Avant cette ultime destination, il fait un petit voyage. 

Le poisson circule sur des tapis roulants.



Une fois le chalut viré, le poisson est amassé sur le pont et  renversé dans la réserve qui peut contenir 50 tonnes. Ensuite, il descend à l’usine sur un tapis roulant pour être éviscéré et  étêté (pour les plus gros poissons). 





La dépouilleuse ou la Bader 51est chargée de retirer la peau des filets.


Il est ensuite stocké dans des bacs de saignage  et transformé  en filets. 
Les filets passent à la « dépouilleuse » puis ils sont calibrés, pesés, et  cuits dans des fours à - 40° C.
Pour finir, ils sont conditionnés dans des cartons de 21 kgs et stockés en cale.

Les fours cuisent les filets en  1h30 à  moins 40°C.











La débarque  des cartons au bassin Loubet.




Cette visite a été intéressante. La plupart d'entre nous n'avaient 
 jamais mis un pied sur un si  grand navire.  
 Finalement, très peu d'entre nous souhaitent naviguer sur un bateau comme celui-ci...Partir si longtemps en mer et laisser la famille ne donne pas envie.



mardi 9 novembre 2010

De retour du premier stage embarqué...

Nous sommes partis en stage 15 jours, du 11 au 24 octobre.La plupart d'entre nous partaient en mer pour la première fois et découvraient le métier de marin pêcheur...Les conditions climatiques n'étaient pas idéales et le mal de mer en a fait souffrir plus d'un. Pourtant, ces petits aléas ne nous ont pas découragés et dans l'ensemble ce premier stage a été positif pour nous tous.


Voici le compte-rendu de quelques uns d'entre nous...


                        " Pour mon premier stage, j'ai embarqué sur le Neptune. C'est un fileyeur de Boulogne. Il mesure environ 13 mètres. Il y a trois hommes à bord: le patron à la barre et deux matelots sur le pont.
J'embarquais très tôt le matin; il fallait une bonne heure de route pour atteindre la zone de pêche. Arrivés sur zone, nous remontions les filets déposés la veille puis j'enlevais les poissons des mailles et je cassais les crabes avec un maillet et je triais les poissons selon l'espèce. Pendant ce temps, le patron cherchait un nouvel endroit pour filer. Au total, nous mettions 8 filets à l'eau. De retour à quai, on lavait le poisson puis déchargeait les caisses; un matelot lavait le bateau. Un jour, en sortant du port, notre bateau a eu un abordage et la coque a été percée. Le bateau a été mis à sec pour être réparé. J'ai donc travaillé à terre sur le bateau les derniers jours de mon stage.
J'ai beaucoup apprécié ce stage même s'il fallait se lever très tôt! J'ai découvert des espèces que je ne connaissais pas comme le rouget barbet."
 STEEVEN



                      " J'ai embarqué du 8 au 24 novembre sur le chalutier le Jean Paul II. C'est un Etaplois de 17 mètres. Il a 30ans mais est toujours en bon état. L'équipage est composé de 6 hommes: le patron, Mr Ramet, le second mécanicien, Mr Wacogne, un matelot confirmé et trois matelots.
Le lundi matin, nous embarquions pour trois jours. Nous prenions le SAS vers 6H15. Nous avions deux  heures de route pour arriver sur les lieux de pêche. Après trois heures de trait, il était l'heure de virer; tout l'équipage se tenait à l'arrière pour remonter le chalut dans l'enrouleur. Ensuite, on triait le poisson selon l'espèce et la taille, on pesait des caisses de 25 kg. Pour que le poisson reste frais, on glaçait les caisses et on les stockait dans la cale. Généralement, nous faisions 7 à 8 traits par 24h. De retour au port, nous débarquions rapidement les caisses puis repartions aussitôt jusqu'au vendredi. Le week-end, c'était repos!
J'ai beaucoup aimé ce stage Je trouve la pêche au chalut très intéressante. Il faut être courageux pour ce métier et je le suis! Je n'ai pas eu le mal de mer. Je pense que c'est un métier d'avenir et après mon CAP, je pense passer un brevet de motoriste."
SIMON



                               " J’ai effectué un stage de douze jours sur le chalutier l’ Halten Bank. C'est un chalutier de pêche fraîche de 54 mètres qui appartient à  l'armement Euronor. Il part 12 jours en mer. Il pêche le lieu noir en mer du Nord. L’équipage est composé de dix huit hommes : le patron, deux lieutenants, un second, un officier radio, un chef cuisinier, huit matelots et quatre mécaniciens.  
Les coups de chalut sont  de 3 à 5 par jour suivant la nature des fonds. A chaque virage, mon rôle était de m'occuper de la boîte à aiguilles pour la réparation des éventuelles avaries du chalut. Ensuite, j'allais en cale avec le chef calier pour réceptionner et glacer le poisson qui avait été travaillé dans l'usine.
 J'ai beaucoup aimé l'ambiance et la vie à bord. Le rythme de vie est complétement différent qu'à terre et c'est ce qui me plaît. En pleine mer, chaque journée n'est jamais la même et le paysage est toujours changeant.

JULIEN





                    "J’ai effectué mon premier stage sur un petit fileyeur de Boulogne de 12 mètres L’ père  Félix. J'ai travaillé sur le pont avec quatre hommes . Jonathan, le patron, était à la passerelle.  
Généralement, nous partions tôt le matin et rentrions en début d'après-midi. En cas de trop mauvais temps, le bateau restait à quai. Nous filions tous les filets le même jour et nous les virions le lendemain matin. Quand les filets remontaient sur le pont, j'enlevais le poisson des mailles  et je les triais. Je cassais aussi les crabes et j'éviscérais certains poissons: les turbots, les morues. Sur le retour, je participais au nettoyage du bateau. Une fois au port, le travail n'était pas terminé; on débarquait les caisses de poissons et nous allions les livrer aux mareyeurs.                                                                                                                          
 Ce stage m'a énormément plu. J'ai beaucoup appris sur le métier de marin. L'équipage m'a très bien accueilli et considéré comme un vrai matelot.C'est vrai que le métier de marin est  physiquement dur mais j'aime ce métier. J'ai hâte de repartir en stage!"
THOMAS


vendredi 1 octobre 2010

Bienvenue dans la classe!

Cette année, nous sommes 14 dans la classe. Manon est la seule fille. Mr Coppin est notre professeur principal, c'est aussi  notre prof de ramendage. 

De bas en haut et de gauche vers la droite: Thomas, Julien, Florent, Manon, Mickaël, Steven, Damien, Mr Coppin, Florian, Quentin, Maxime et Clément, Simon et Maxence absents sur la photo